Défi : Layton Tab 100

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Re: Défi : Layton Tab 100

Message  Sakon le Ven 12 Nov - 11:48

Très très sympa les trois derniers textes, je suis hélas trop fatigué et fainéant pour faire un commentaire détaillé de chacun, mais dans l'ensemble, c'est simple et efficace.

Allez, c'est décidé, je prends le n°31 "Chute" dans la liste des thèmes !
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Re: Défi : Layton Tab 100

Message  Mamane le Sam 13 Nov - 13:03

Oukay Sakon ! Et Yaya...Tu m'auras décidément énormément inspiré, j'ai déjà fini mon thème <_<

Auteur: Mamane
Thème: Choix de l'auteur (Tomate)
Mots : 1329
Spoilers: Personnages de Layton et la Flûte du démon (mais pas de spoiler du jeu)

Brenda Triton regarda son réveil pour la dixième fois en un quart d'heure puis réprima un petit juron en constatant à quel point le temps s'écoulait lentement : il avait beau n'être que quatre heures du matin, elle était incapable de s'endormir. Elle avait pourtant tout essayé, du moins tout ce qui n'impliquait pas la prise de médicaments, chose fortement déconseillée durant le second trimestre d'une grossesse. Ainsi avait-elle testé successivement le lait chaud au miel, la douche chaude, la tasse de camomille, la musique douce et même d'une certaine façon la lecture, étant donné qu'elle avait passé les premières heures de sa nuit à écumer ses magazines féminins à la recherche d'une solution efficace.

Rien à faire, cependant : en dépit de tous ses efforts, le marchand de sable avait décidé de ne pas lui rendre visite, et cela la rendait folle. De plus, elle avait affreusement chaud, ne sentait plus ses pauvres chevilles, malmenées durant la journée, devait aller aux toilettes toutes les vingt minutes parce que son enfant pesait sur sa vessie et avait une folle envie de nourriture. Une envie certes classique pour une femme dans son état mais qui la frustrait énormément puisqu'elle savait qu'elle ne pourrait être assouvie dans l'instant, étant donné que son frigo était désespérément vide. A moins que...

Son regard glissa du réveil à son époux, Clark, qui ronflait allègrement à ses côtés : laissant les hormones prendre totalement le contrôle de sa personne – de toute façon, une femme enceinte avait tous les droits, aussi était-elle certaine d'être excusée- elle le secoua sans ménagement, manquant même de le faire tomber du lit. Le pauvre homme sursauta comme s'il avait entendu les sirènes de Londres hurler pour prévenir d'un futur bombardement allemand. Puis, après quelques secondes qui parurent à sa femme longues comme dix minutes, il se redressa, l'air hagard.

-«Brenda...?» marmonna t-il en sentant les mains de la jeune femme se poser sur ses épaules. «Qu'est ce qui se passe ? Quelle heure est-il ?»

Elle ne répondit pas de suite, ressentant d'abord l'urgent besoin d'éclater en de gros sanglots, comme si elle venait d'apprendre la pire nouvelle de sa vie ou d'assister à l'agonie d'un petit chaton écrasé au bord de la route : Clark commença aussitôt à paniquer, s'imaginant les pires scénarii -comme un déclenchement prématuré des contractions par exemple- et bondit hors de son lit, prêt à appeler une ambulance.

La demande de sa femme, cependant, le coupa net dans son élan.

-«J...j'ai envie de tomates» balbutia t-elle entre deux hoquets.

-«...Pardon ?»

Les sanglots de Brenda redoublèrent d'intensité tandis qu'elle précisait sa pensée.

-«D...des belles tomates bien... bien mûres tu sais ? D...des Litchi, tu connais cette variété acidulée ?»

-«Attends...» reprit Clark tout en se rasseyant sur le lit, le visage figé en une expression de pure surprise. «Tu m'as réveillé pour... des tomates ?»

-«M... mais je me sens si mal ! J'ai l'impression que je vais mourir tellement j'...j'ai le cœur qui bat vite et... j'ai affreusement faim mais que de tomates, si je mange autre chose je...je vais vomir. Et puis tu sais...»

-«Moins vite chérie, moins vite... écoute, que tu veuilles des tomates ne me dérange pas mais où veux-tu que j'en trouve à quatre heures du matin en plein mois de Janvier ? Une variété aussi rare en plus...?»

L'argument, loin de convaincre Brenda de l'absurdité de sa demande, ne fit que l'enfoncer davantage dans sa crise de quasi hystérie : Clark se décida alors à capituler, sachant très bien ce qui l'attendait s'il osait lui tenir tête. En effet, la dernière fois qu'il avait usé de cette stratégie, il s'était retrouvé en caleçon sur le pallier de leur appartement à huit heures du matin, et s'était vu obligé de frapper chez sa voisine – Mrs Patington une adorable vieille femme de quatre-vingt dix ans au cœur fragile mais aux sens encore aiguisés- pour emprunter son balcon et rentrer chez lui en escaladant la façade de leur immeuble, ce au plus grand plaisir des quelques badauds situés dans la rue un peu plus bas. Mrs Patington avait d'ailleurs elle même énormément apprécié le spectacle et, depuis, ne manquait jamais de lui faire quelques propositions scandaleuses dès qu'elle le croisait dans les couloirs, ajoutant qu'elle aimait particulièrement les hommes avec un peu de poil sur le torse.

-«D'accord, d'accord tu as gagné !» souffla t-il précipitamment, tout en commençant à s'habiller. «Des tomates, d'accord. Des Litchi c'est ça ?»

-«Oui ! Non ! Non attends... de... des cœurs de bœuf plutôt ? Ou des Merveilles des marchés ? Ah... non en fait je préfèrerai des Pruden's purple. Ou peut-être...»

-«... des tomates classiques ?» tenta Clark sans trop y croire, sentant le désespoir grimper en lui.

-«Oui...non ! Non, des Litchi, en fait je suis sûre que ce sont elles les bonnes. Tu...tu vas en trouver hein ? Dis moi que tu vas en trouver !»

Ce disant, Brenda se jeta littéralement sur les mains de son mari, les tenant aussi désespérément que si elle doutait de le revoir vivant un jour. En fait, elle s'y agrippa même tellement bien que Clark fut incapable de se dégager, condamné à se rasseoir sur le lit s'il ne voulait pas que son épouse risque de chuter au sol. Il esquissa un très léger sourire désabusé devant l'absurdité de la réaction.

-«Brenda...? Si tu veux que je tente de te trouver tes fameuses tomates, il faut me lâcher tu ne crois pas ?»

-«Oui mais...»

-«Mais...?»

-«...Je ne veux pas me retrouver toute seule.»

Et à nouveau, les pleurs reprirent.

Clark ne put s'empêcher de fixer du regard le crucifix qui était accroché au-dessus de la porte de leur chambre, et se surprit à prier sainte-patience silencieusement. Il adorait sa femme, là n'était pas le problème, mais il était toujours impressionné par la capacité qu'avait cette dernière de s'abandonner totalement à ses hormones, jusqu'à se transformer en une pitoyable créature qui lui inspirait plus de pitié qu'autre chose. Faisant néanmoins contre mauvaise fortune bon cœur, il la prit doucement dans ses bras et lui passa une main aimante dans les cheveux, espérant ainsi la calmer comme il était coutume de le faire avec les enfants apeurés.

Il eut toutes les peines du monde à réprimer un petit cri de victoire en constatant que cela marchait.

-«Je suis... fatiguée...» marmonna Brenda tout en fermant les yeux. «Trop fatiguée...pour manger...»

-«Alors dors...sois tranquille, je vais rester ici...»

La jeune femme hocha la tête et s'abandonna aussitôt au sommeil, de façon aussi amusante que rapide. Clark supposa que c'était sans doute ses pleurs qui l'avaient tant fatiguée, et il la recoucha convenablement avant de se réinstaller dans le lit à son tour, bien heureux de ne pas avoir à écumer les rues enneigées à la recherche de tomates à une heure à laquelle aucun commerçant n'aurait été éveillé.

Le lendemain, cependant, quand Brenda se réveilla vers le coup de onze heures et qu'elle se dirigea vers la cuisine, elle trouva -posé en évidence sur la table- un sachet plastique ainsi qu'un mot griffonné à la hâte par le jeune homme. Elle supposa qu'il était sans doute passé au marché avant d'aller travailler et avait jugé bon de lui acheter quelque chose à grignoter pour la matinée...

Elle déchanta en découvrant au sein du paquet une branche de tomates à la forme étrange et qui ressemblaient étrangement à des barbelés.

Ce sont de vrais Tomates litchis. J'espère que tu te régaleras ! Bisous, à ce soir !

Brenda fronça les sourcils en se disant que Clark avait parfois de très étranges idées. Quel genre de personne, en effet, était capable de penser à manger ce genre de fruits en plein hiver ?

-«Heureusement que les femmes ne se laissent pas autant guider par leurs pulsions...» murmura t-elle tout reposant les tomates dans leur paquet.
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Re: Défi : Layton Tab 100

Message  Yaya le Sam 13 Nov - 20:25

ouaaiiiiiis!! Tu l'as fait! Et en un temps reccord! Shocked
j'adooore! pauvre Clark, bon, finalement il s'en sort bien... j'adore la petite annecdote avec la voisine! Very Happy
c'est en même temps trop chou et très drôle!
laisse tomber Clark, on ne peut pas lutter contre l'envie de la tomate (surtout un lundi >.<)
il est quand même super sympa d'aller quand même en chercher le lendemain Very Happy
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Re: Défi : Layton Tab 100

Message  laytonmobile le Sam 13 Nov - 21:19

Mouahaha! La femme enceinte: le pire ennemi de l'homme!
Les trois autres textes (un autre de Mamane, Mama et Reiri-L) sont vraiment bien, j'ai pris beaucoup de plaisir à les lire Very Happy
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Re: Défi : Layton Tab 100

Message  Sakon le Sam 13 Nov - 21:49

Oh god ! Le paragraphe avec l'histoire de l'escalade de la façade, c'est full of epicness !
Franchement contrairement à ce que disais hier, j'aurais loupé quelque chose si j'avais sauté ce texte, c'est bien articulé et la chute, bien qu'un peu simple, fait sourire :3
Et puis, c'est comme toujours super bien décrit, ce qui rend le tout très facile à imaginer et donc, plus immersif.
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Re: Défi : Layton Tab 100

Message  Mamane le Sam 13 Nov - 23:48

Bon ben ravie que ça vous ai plu ! J'avoue, la chute était facile mais bon ça me faisait marrer...
Pour l'anecdote de l'escalade c'est en partie inspiré de mon pauvre père qui s'est un jour retrouvé balancé comme ça sur le pas de la maison en caleçon par ma mère quand elle était enceinte de mon petit frère Laughing heureusement lui n'a eu qu'à passer par le jardin...

Sinon je vais me reprendre un thème (oui je suis une serial-posteuse, veuillez m'excusez : le 42 (\o/) - Paris !)
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Re: Défi : Layton Tab 100

Message  Sakon le Sam 13 Nov - 23:59

Ah ça y est, t'as retrouvé l'inspiration finalement ! :3
Je compatis pour ton papounet, j'espère qu'aucune de mes mésaventures n'inspirera une fanfiction x3
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Re: Défi : Layton Tab 100

Message  Gigira le Dim 14 Nov - 0:48

Ouaaaaah ! Tous ces textes sont superbes...

Celui de Mama avec le stylo... j'adooore l'idée du cadeau de Layton à Luke pour son départ, c'est trop mignon ^^
Et celui de Mamane avec Constance et Clive, la relation entre eux est vraiment bien rendue, l'idée que Clive ne veule pas construire de nouvelle relation avec Constance est vraiment intéressante... Le coup du "mini-incendie" dans le jardin est super bien trouvée aussi.
L'histoire de la cravate de Layton est super aussi ^^ Toutes les précautions de Luke pour que ce ne soit pas Flora qui fasse la cuisine... XD
Et pour finir, l'histoire des tomates, j'étais morte de rire ! Pauvre Clark...

Bref, ces histoires sont toutes superbes Very Happy
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Re: Défi : Layton Tab 100

Message  Azerty Uiop¨ le Dim 14 Nov - 4:18

Rah j'adore! Pauvre Clark...
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Re: Défi : Layton Tab 100

Message  gladice le Dim 14 Nov - 6:12

XD !! J'adore !! Le lendemain, on n'a presque l'impression qu'elle ne se souvient de rien...
Pôvre Clark... Sa femme n'est vraiment pas facile à vivre !
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Re: Défi : Layton Tab 100

Message  Gigira le Dim 14 Nov - 9:34

Et voilà ma première contribution ! Encore mille mercis à Mamane, qui m'a énormément aidée pour quelques descriptions très bancales.

Auteur : Gigira
Thème : Montre/horloge
Spoilers : Professeur Layton et le Destin Perdu (légers)

C’était une soirée comme les autres, dans un petit village comme les autres, au nord de cette île qu’on appelle l’Irlande. Il n’était pas encore véritablement tard, mais comme toujours au mois de janvier, la nuit était déjà tombée depuis longtemps. Un épais manteau de neige formait un tapis immaculé, étouffant tous les bruits qui venaient s'y échouer. Les lumières encore allumées dans la plupart des maisons éclairaient doucement l'extérieur par les fenêtres, conférant à l'endroit des allures de théâtres d'ombres. Ainsi, les passants pouvaient s’amuser à observer, à travers les vitres, les silhouettes des habitants vaquant à leurs occupations ; toutefois, s’il avait pris à l’un d’eux de jeter un œil à un petit atelier situé au bout de la place, il n’aurait pas vu grand-chose d’autre qu’une pièce encombrée, où personne ne s’agitait. Pourtant, un homme y travaillait, même si de l’extérieur il était impossible de le voir.

Alexeï Allen, horloger de son état, terminait d’assembler une petite horloge en bois. Ses mains précises semblaient positionner avec facilité les engrenages, les ressorts, fabriquant à partir de presque rien un magnifique instrument. La pièce était d’ailleurs remplie de ses autres œuvres : de toutes les tailles, formes variées et diverses couleurs, les pendules et autres montres représentaient la plupart du mobilier de la pièce, chacune unique et construite par lui-même.

Un petit garçon se faufila furtivement entre toutes ces horloges, un peu impressionné par leurs tailles et leur nombre, et par le tic-tac régulier qui s’en échappait. Il rejoignit bientôt l’homme, qui, absorbé par son travail, ne l’entendit pas tout de suite arriver.

– Papa… je n’arrive pas à dormir, chuchota-t-il.

Alexeï se tourna vers lui, abandonnant un instant son ouvrage.

– Dimitri, tu devrais être couché depuis longtemps, le gronda-t-il gentiment.

– Mais j’arrive pas à dormir, répéta l’enfant. S’il te plaît… je peux te regarder travailler ?

– Ce n’est pas un jeu, tu sais, lui dit son père. Ce n’est pas amusant, tu vas t’ennuyer.

– Allez… s’il te plaît.

Alexeï ne résista pas à ces grands yeux gris. Il soupira.

– D’accord, dit-il. Quelques minutes.

Dimitri s’installa sur un siège à côté de lui, tandis qu’il reprenait ce qu’il était en train de faire, et le regarda en silence. Il aimait beaucoup les horloges ; leur beauté mystérieuse, leur bruit hypnotique un peu comme une berceuse, la lente marche des aiguilles, qu’il était parfois capable de contempler pendant des heures juste pour le plaisir de les voir bouger, le fascinaient. Il était aussi très curieux de la façon dont elles fonctionnaient ; il les observait sous tous les angles pour en percer les moindres secrets, en saisir tous les détails ; mais il en était encore loin, très loin.

– Dis, papa, à quoi ça sert, ça ? demanda-t-il en désignant une petite pièce.

– C’est ce qui permet de remonter l’horloge, expliqua Alexeï.

– Et qu’est-ce qui se passe si tu ne la mets pas ?

– Elle ne fonctionnera pas. Une horloge est un mécanisme très complexe, et chaque pièce est indispensable à son fonctionnement. Il suffit que tu en retires une pour que tout s’arrête.

Dimitri hocha la tête, impressionné, tandis que son père introduisait la pièce en question dans le ventre de l’horloge. Il admirait énormément l’habileté de son père à construire ces objets si subtils, et avec, semblait-il, une telle facilité. Tant de questions tourbillonnaient encore dans sa tête qu’il aurait été incapable de toutes les poser ; il voulait tout comprendre, en profondeur, et depuis le début. Par-dessus tout, il ignorait tout de ce qui l’intriguait le plus ; à savoir cette force qui les faisait marcher, cette force mystérieuse qu’ils mesuraient avec une si grande précision alors qu’à lui elle échappait totalement. Ce n’était pourtant pas faute d’avoir essayé de le décortiquer, ce fameux temps ; mais malgré tous ses efforts, il restait totalement inconnu, insaisissable, incompréhensible.

Bientôt, Alexeï referma l’horloge, et tourna délicatement une petite clef dans une serrure sur le cadran ; un bruit régulier se fit entendre, arrachant un sourire émerveillé à Dimitri.

– Elle est terminée, dit-il. Il ne reste plus qu’à la régler…

Il l’accorda avec l’heure que montraient les nombreuses pendules de son atelier, puis la posa sur la table pour que son fils puisse l’observer comme il le voulait.

– Elle est magnifique… murmura ce dernier en caressant les aiguilles du bout des doigts, des étoiles plein la voix.

– Elle est pour toi, si tu veux, lui dit son père.

– C’est vrai ? s’exclama Dimitri. Oh, merci papa !

Il sauta à son cou et l’embrassa sur la joue, avant de retourner s’asseoir devant l’horloge, la contemplant de toute l’intensité de ses prunelles d’enfant. En le voyant aussi concentré, son père ne put s’empêcher de sourire. Il lui semblait que les engrenages de sa petite tête, pour une raison encore inconnue, étaient aussi actifs –voire plus– que ceux de l’horloge.
Comme il l’avait deviné, le jeune garçon ne tarda pas à partager ses réflexions.

– Dis… qu’est-ce qui se passerait si les aiguilles tournaient à l’envers ? demanda-t-il. Est-ce qu’on remonterait le temps ?

Alexeï éclata de rire, amusé par l’innocence de la question.

– Bien sûr que non, bonhomme, lui répondit-il en lui ébouriffant les cheveux. Personne ne peut remonter le temps. C’est impossible.

– Mais pourquoi ? insista Dimitri. S’il peut marcher dans un sens, il doit bien pouvoir marcher dans l’autre, non ?

– A vrai dire, je ne sais pas très bien, avoua son père. C’est compliqué, tout ça, ce sont des histoires pour les scientifiques. Après tout, tu as peut-être raison…

– Un jour, je serai un scientifique, décida Dimitri. Et je remonterai le temps.

Devant son air sérieux et déterminé, son père sourit.

– J’en suis sûr, dit-il. Mais pour le moment, tu es encore un petit garçon qui a besoin de dormir… allez, au lit ! Il est temps maintenant.

Dimitri acquiesça en bâillant. Il dit bonsoir à son père, puis, emportant précieusement sa petite horloge, il se dirigea vers sa chambre.

Alexeï le regarda s’éloigner, un sourire attendri flottant toujours sur ses lèvres. Quelquefois, son fils le surprenait vraiment… Il se demanda un instant avec amusement où il avait pu aller chercher ces histoires de voyage dans le temps. Tout de même, songea-t-il, l’imagination des enfants était quelque chose de fabuleux.
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Re: Défi : Layton Tab 100

Message  Sakon le Dim 14 Nov - 9:56

Wow wow wow, alors ça, CA c'est vraiment exquis à lire ! Franchement ça fait un bien fou de se plonger dans l'enfance de Dimitri, et cette fascination qu'il a pour son père et son travail traverse tout le texte pour au final retenir l'attention.
Franchement t'as réussis à nous fournir une explication potentielle qui franchement me convient largement, même si il manque un petit quelque chose que je ne saurais définir...
C'est sans doute le manque d'éléments plus poussés sur l'enfance de Dimitri ce petit quelque chose, on est tellement dedans que après, on n'en veut encore plus ! Mais je suppose que c'est la dure loi des One-shoot...

En tout cas, le texte fourmille d'autant de petits détails et de précisions que le mécanisme de ladite horloge, c'est à la fois clair, précis et symbolique, du grand art !
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Re: Défi : Layton Tab 100

Message  laytonmobile le Lun 15 Nov - 1:12

Wouah! Je le trouve très réussi ton one-shot!
C'est super d'avoir pensé à l'enfance de Dimitri, c'est très sympa et ton style est vraiment très agréable à lire!
C'est un beau texte, agréable, mignon tout plein et surtout très symbolique alors moi je dis BRAVO!
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Re: Défi : Layton Tab 100

Message  Capucinette26 le Lun 15 Nov - 1:33

Très bon texte Very Happy
Bonne idée de raconter l'enfance de Dimitri Smile
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Re: Défi : Layton Tab 100

Message  Mama le Lun 15 Nov - 7:15

Génial ! Very Happy *
Le petit Dimitri est trop mignon, et je trouve la fin particulièrement touchante, surtout quand on connaît la suite des événements ...
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Re: Défi : Layton Tab 100

Message  Gigira le Lun 15 Nov - 7:53

Merchi beaucoup ! Very Happy

Au fait, vous parlez de symbolique, mais je vais être honnête... je l'ai vraiment pas fait exprès du tout Laughing Pour tout vous dire, je ne vois même vraiment aucune symbolique là-dedans... Embarassed

Enfin, tout ça pour dire que pour le suivant, je prendrais bien "Deuil" (n°33) ^^
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Re: Défi : Layton Tab 100

Message  Mamane le Lun 15 Nov - 7:54

Va pour chef !

**repart galérer sur son propre thème**
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Re: Défi : Layton Tab 100

Message  Mamane le Mar 16 Nov - 4:28

Désolée du double post mais...

Auteur: Mamane

Thème: Paris

Mots : 2,267

Spoilers: Aucun de réellement important.

OoooO

-«Hey, gamin !» claironna la vieille concierge depuis le hall principal de l'immeuble. «Tu ferais mieux de te dépêcher si tu veux faire tout ce que t'as prévu ! Y te reste plus que deux heures !»

-«Oui oui Yvonne» répondit une voix masculine dotée d'un accent anglais à couper au couteau. «Je sais bien. Ne vous inquiétez pas, je suis déjà prêt !»

Yvonne leva les yeux au ciel et retint un petit rire en voyant son locataire londonien dévaler précipitamment les marches de l'escalier : un immense sourire lui dévorait la moitié du visage, et il rayonnait d'enthousiasme au point qu'il semblait être entouré d'une aura. Âgé de vingt deux ans, cet étudiant en anthropologie vivait dans son immeuble depuis presque quatre ans, et était rapidement devenu son résident préféré (ainsi que, plus généralement, la coqueluche de toutes les locataires féminines). Il fallait dire qu'en plus d'être plutôt beau garçon, il était d'une politesse et d'une gentillesse à toute épreuve et faisait montre d'une galanterie toute britannique qui manquait à la plupart des hommes. Croisant son reflet dans un des grands miroirs qui décoraient l'endroit, il esquissa une grimace en remarquant que sa cravate était de travers et la réajusta avec dextérité avant de se tourner vers la porte de sortie, l'air satisfait.

-«Rentre pas trop tard, tu sais que je ferme à 22 heures» précisa la vieille femme. «Et j'aime guère qu'on me réveille...»

-«Soyez tranquille, un gentleman digne de ce nom n'oserait jamais troubler le sommeil d'une lady.»

-«Ah ! Moi une lady ? Luke Triton, toujours le mot pour rire ! Mais bon en tous cas amuse toi bien. Et fais attention à ne pas te perdre cette fois...»

-«Oh, ça n'arrivera plus ! J'ai appris par cœur mon plan ce matin, je devrais survivre !»

La concierge esquissa un sourire sur cette dernière phrase puis le salua une dernière fois avant de retourner vaquer à ses occupations. Luke avait la chance d'habiter à Montmartre, dans un vieil immeuble typique du quartier situé non loin de la rue Foyatier : sa chambre avait beau être minuscule et dans un état assez pitoyable, il adorait l'ambiance des lieux et ne regrettait pas un seul instant de s'y être installé, même s'il était assez loin de La Sorbonne-Panthéon I, l'Université où il étudiait. Il respirait littéralement la joie, quoique le terme n'était pas encore assez fort pour exprimer l'intensité de ce qu'il ressentait : il avait l'impression que son cœur était sur le point d'éclater d'excitation, et seule sa manie de bonnes manières l'empêchait de danser bêtement dans le hall. Cela faisait quatre ans qu'il attendait ce jour... et à présent qu'il y était, il avait du mal à y croire.

Son sourire s'élargit aussitôt qu'il mit le pied dehors, et son regard se porta sur la Basilique du Sacré-cœur qui, du haut de la butte, dominait la capitale de son imposante silhouette immaculée. Il se souvenait avoir été particulièrement frappé par la blancheur presque éblouissante de ses murs lors de sa première visite, ainsi que par le style très particulier de son architecture, mélange de style byzantin et roman. Cependant, plus que la Basilique en elle-même, c'était l'ambiance qui régnait à Montmartre qui l'avait proprement fasciné : la Butte était un monde à elle seule. Un monde préservé qui, certes, subissait les assauts répétés des touristes comme le reste de la capitale mais qui conservait une âme bien particulière et charmeuse, peut-être héritée des cabarets qui s'étaient tenus là durant des décennies.

Il ne put s'empêcher d'éclater de rire en pensant aux dits cabarets et, par extension, à celui qu'il avait visité dans le cadre d'une enquête à Folsense quelques années auparavant en compagnie du Professeur Layton. Il se souvenait parfaitement de la teinte cramoisie qu'avait pris le visage de l'archéologue quand il avait été forcé de lui expliquer «pourquoi les dames étaient si dénudées et dansaient autour des poteaux». Et, surtout, il se souvenait parfaitement bien du jour où il avait raconté l'anecdote à ses propres parents et que ces deniers avaient manqué de s'étrangler avec leur thé.

Il accéléra le pas et commença à descendre les escaliers de la rue Foyatier tout en observant le paysage qui s'étalait sous ses grands yeux émerveillés : la vue de Paris était magnifique depuis la butte. Les toits typiques en ardoise grise brillaient sous le soleil, scintillant comme autant de diamants que l'on serait venu semer sur la ville et formant comme une ceinture chatoyante autour de la «Vieille Dame» de la capitale, l'impressionnante Tour Eiffel. C'était un monument qu'il appréciait beaucoup, parce qu'il lui rappelait sa Londres natale en raison de son aspect très industriel, formidable squelette composé de poutrelles et d'écrous dont il se demandait parfois comment il pouvait tenir debout. De part sa notoriété, il la comparait régulièrement à Big Ben, et ne manquait jamais de se remémorer à cette occasion une vieille affaire qui l'avait emmené jusqu'à son sommet. A l'époque, Don Paolo avait tenté de voler une des cloches de la célèbre horloge, mais le Professeur l'avait bien évidement empêché de mener son plan jusqu'à son terme.

Le Professeur...

Le jeune homme laissa s'échapper un gloussement incontrôlable, puis parvint enfin à la station de métro : étant donné qu'il lui restait une heure et demi pour rejoindre sa destination, il préféra s'autoriser un petit détour pour déambuler plus avant dans sa ville d'adoption. Il adorait ce genre d'escapade : chaque rue, chaque maison, chaque monument, chaque visage était prétexte à lui rappeler un souvenir, un peu à l'image d'un beau livre illustré dont il n'avait qu'à tourner les pages. C'était peut-être là le plus grand pouvoir de Paris et son dédale de rues anciennes, celui de permettre à ses visiteurs de se plonger autant dans son histoire que la leur.

Il descendit à la station Palais Royal – Musée du Louvre, de façon à pouvoir contempler une autre des innombrables richesses de la capitale, à savoir le fameux musée cité dans l'intitulé de la gare de métro. Il était amoureux de l'endroit et y passait l'essentiel de ses Mercredi après-midi, sans jamais se lasser de son architecture ou des trésors qu'il renfermait : il avait mis longtemps à devenir un tant soi peu réceptif à l'art, mais la grandeur -et paradoxalement, la simplicité- du Louvre l'avaient définitivement converti. Parfois, il allait s'asseoir dans une des nombreuses cours intérieures du Palais et s'y posait quelques heures, pour converser avec les visiteurs, rédiger certains de ses devoirs ou, plus simplement, réfléchir à propos de tout et de rien, juste pour profiter du cadre enchanteur. Il ne parvenait pas à considérer le Louvre comme un musée : depuis son escapade au Bristish Museum avec le Professeur à l'occasion de ses onze ans, les musées étaient devenus pour lui synonyme d'ennui profond et d'érudition excessive. Il se souvenait même s'être endormi devant des statues importées de l'île de Pâques, ce à la plus grand honte de Layton. Peut-être était-ce parce qu'il l'avait découvert plus tard, mais en tout cas le Louvre lui avait semblé infiniment plus accessible et fascinant que son homologue londonien, pour ne pas dire outrageusement vivant en dépit de son supposé rôle d'austère vitrine de l'Histoire et de l'Art.

-«Heureusement que le Professeur ne peut pas lire dans les pensées, sinon il est certain que je me ferais tirer les oreilles» rit-il en s'imaginant ce que penserait l'archéologue de sa vision du British Museum. «Ça me rappelle aussi cette affaire... le diamant de Lady Stonegate.»

Lady Stonegate... c'était là une histoire qui remontait à loin. La vieille femme s'était faite voler un bijou inestimable lors d'un gala organisé au Museum à l'occasion de l'acquisition de vieilles poteries grecques : le Professeur, Flora et lui avaient été invités et avaient donc enquêté sur l'affaire, pour finalement retrouver quelques heures plus tard le diamant caché dans une des réserves par un des serveurs. Cependant, à cause de sa légendaire absence de sens de l'orientation, il s'était perdu à un moment dans l'une des multiples caves du musée : condamné à déambuler seul dans d'interminables couloirs mal éclairés et encombrés de vieilles statues recouvertes de draps, il avait cru mourir de peur à bien des occasions. Le Professeur, heureusement, avait fini par le retrouver en train de pleurer dans un coin et l'avait arraché à l'affreux endroit qui avait cependant continué à hanter ses cauchemars durant des mois...

Un frisson lui parcourut la colonne vertébrale, et il hocha la tête avec contrariété : ce n'était pas vraiment le genre de souvenirs dont il aimait se remémorer, surtout en une aussi belle après-midi. Remarquant enfin que l'heure continuait à tourner -et sachant qu'il lui restait encore trois petits kilomètres à faire pour rejoindre sa destination- il s'arracha à sa contemplation puis reprit la route, à pied cette fois, pour mieux profiter du cadre de la ville.

Il se disait souvent que si Londres lui manquait parfois, Paris, elle, lui manquerait cruellement le jour où il aurait à la quitter : peut-être était-ce d'ailleurs pour cela qu'il passait autant de temps à la parcourir, pour mieux s'en imprégner et ainsi intégrer de nouveaux souvenirs qu'il pourrait ressasser quand il se promènerait dans la capitale britannique.

Cela étant, en dépit de toute sa beauté et son attrait, il manquait à Paris quelque chose d'essentiel qui n'appartenait qu'à Londres. Et il était sur le point de régler le problème pour quelques jours...

«L'Eurostar en provenance de Londres St Pancras numéro 7845 va entrer en gare voie 16. Veuillez vous éloigner de la bordure du quai s'il vous plaît.»

Son cœur fit un bond dans sa poitrine tandis qu'il entendait l'annonce depuis l'extérieur de la Gare du Nord, et il accéléra le pas. Cette fois, il ne prêta aucune attention à l'architecture -somme toute agréable- de l'endroit et se dirigea vers les voies TGV et Eurostar situées côté gauche de l'entrée. Abandonnant certains de ses réflexes de gentleman, il dût jouer des coudes pour parvenir jusqu'à la voie seize puis se vit obligé de monter sur une petite barrière pour pouvoir embrasser du regard l'ensemble du quai. Heureusement pour lui, le passager qu'il venait accueillir avait le bon goût de porter sur sa tête un signe distinctif des plus reconnaissables, et il ne lui fallut pas longtemps pour le repérer malgré la foule.

-«Ohé ! Professeur !» cria t-il en anglais -une langue qu'il n'avait plus utilisée depuis des semaines. «Professeur Layton ! Je suis là, en début de quai !»

Il crut qu'il allait pleurer quand il vit le regard de son mentor se poser sur lui, et descendit aussitôt de son piédestal improvisé pour se précipiter en sa direction. Layton n'avait guère changé en quatre ans, quoiqu'il portait à présent une petite paire de lunettes argentées sur son nez fidèles à son style délicieusement so british.

-«Luke !» s'exclama t-il après quelques secondes de silence. «Dieu, qu'est ce que tu as grandi ! Sur le coup j'ai cru que je faisais erreur sur la personne. Tu es devenu un vrai gentleman...»

-«Héhé merci Professeur : vous, vous n'avez pas pris une ride par contre, c'est incroyable ! Vous avez fait bon voyage ?»

-«J'avoue surtout avoir dormi durant le trajet... mais je suis fin prêt à enfin visiter les merveilles dont tu m'as tant parlé dans tes lettres. J'ai beau voyager énormément, c'est la première fois que je viens ici.»

-«Vous verrez Professeur, c'est vraiment un endroit fabuleux. Même s'il lui manque quelque chose que seule Londres possède...»

-«Et qui est...?»

-«Ah ça... vous qui êtes si bon en énigmes, je vous laisse deviner !»

L'archéologue laissa s'échapper un petit rire pour toute réponse puis, après avoir réajusté convenablement son sacro-saint haut-de-forme, suivit son apprenti jusqu'à la sortie, s'extasiant devant la façade monumentale de style néo-classique de la gare avant de s'arrêter devant un vieux lampadaire et de l'examiner sous toutes les coutures.

-«Mon garçon, ce lampadaire me rappelle un puzzle, voudrais-tu l'entendre ?»

-«J'adorerais.» répondit-il de son plus bel accent londonien.

Le sourire paternel que lui renvoya Layton lui donna envie de sautiller un peu partout, mais il se contint tout en se disant que Paris n'avait jamais été aussi parfaite qu'elle ne l'était en ce jour.
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Re: Défi : Layton Tab 100

Message  Gigira le Mar 16 Nov - 5:34

Héhé, ben il est super ! Tu as très bien réussi à faire passer la joie de Luke, je trouve, et en plus on se demande un peu quoi... jusqu'à ce que le professeur arrive... Mais j'ai bien ri en imaginant Luke glousser Laughing
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Re: Défi : Layton Tab 100

Message  laytonmobile le Mar 16 Nov - 6:12

Ouuuh, super!
On a vraiment l'impression de marcher et de visiter Paris avec Luke, c'est très agréable! Et les petits retours en arrière plein de nostalgie, ch'est trop mignon I love you

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Re: Défi : Layton Tab 100

Message  Mama le Mar 16 Nov - 6:52

Impressionnant !
Pour l'instant, je crois bien que c'est ma fic préférée ... Elle est vraiment très réussie, très agréable à lire, j'adore toutes les descriptions faites des différents monuments de Paris, le point de vue de Luke, le petit retour en arrière qui redonne de la vie au récit !
On dirait un peu une introduction pour une fanfic plus longue, j'ai envie de connaître la suite ! Laughing
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Re: Défi : Layton Tab 100

Message  Chamallow le Mer 17 Nov - 0:15

C'est trop bien écrit, dis donc ! Shocked
J'imagine bien Luke sautiller un peu partout, à la fin !
En tout cas, bon courage à tous pour la suite !
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Re: Défi : Layton Tab 100

Message  Mama le Mer 17 Nov - 6:47

Encore merci à Mamane qui m'a à nouveau bien aidée ! Very Happy

Auteur : Mama
Thème : Menuiserie
Mots : 1369
Spoilers : Le Destin Perdu, et un peu de La Boîte de Pandore

Layton avait toujours été un homme honnête, intelligent, calme, mais surtout, gentleman. Quand il était question de laisser sa place à une personne âgée dans le bus, d’aider une femme enceinte à porter ses courses, de ramasser une peluche tombée d’une poussette, il n’hésitait jamais à aider son prochain. Il était même prêt à se battre contre un pseudo-vampire, à escalader des tours ou à se battre contre des robots géants à la demande d’une seule personne. Pourtant, il y eut un jour, et un seul, dans la vie du Professeur Layton où il refusa d’entendre le cri de désespoir d’une âme en peine.

En effet, suite à une étrange histoire de machine à voyager dans le temps et à un appel au secours du présumé Luke du futur, Luke et Layton s’étaient retrouvés projetés dix ans dans le futur.

Spyral et Folliot leur ayant annoncé leur arrivée à Londres, ils s’étaient tous les deux précipités dehors et avaient été surpris – le mot est faible – de voir un décor totalement inconnu. Des habitations à l’architecture futuriste étaient entourées d’un véritable enchevêtrement de tuyaux, sortant de terre de tous les côtés, et de la vapeur, ainsi que des objets non-identifiés un peu partout donnaient à ce paysage un aspect peu rassurant. Nos deux compères s’étaient à peine remis de leur émotion qu’une voix masculine les avait interpellés :

« -Excusez-moi, Messieurs, vous auriez un instant s’il-vous-plaît ?
- Pardon ? … Mais bien sûr, c’est à quel sujet ?», avait répondu Layton d’une voix mal-assurée.
« - Voilà, je travaille sur ce chantier, et on m’a livré une mauvaise série de planches … Alors je me demandais si, par hasard, vous connaîtriez un moyen d’en faire des planches de la bonne taille ?
- Professeur, c’est une énigme pour vous ! », s’était exclamé Luke, toujours enthousiaste lorsqu’il s’agissait de résoudre une énigme.
« -En effet, mon garçon. Regardons donc ce problème. Intéressant … Si on prend cet endroit-là, que l’on coupe ici, que l’on place ceci là … Attendez, passez-moi une scie s’il-vous-plaît ! »

L’ouvrier avait tendu une scie métallique, aux dents bien pointues, au Professeur. Celui-ci s’en était saisi, et avait commencé à couper méthodiquement la planche. Au bout de quelques minutes, l’ouvrier avait récupéré sa scie et une planche parfaitement droite. Il avait alors remercié chaleureusement Layton.

« - Au fait, je m’appelle Art. » Les deux hommes s’étaient échangé une ferme poignée de main.
« - Heureux de vous rencontrer, Art. J’espère que nous nous reverrons bientôt.
- C’est-à-dire que … Enfin … J’aurais un autre service à vous demander … Est-ce que vous pourriez recommencer ce que vous venez de faire, parce que je n’ai pas bien compris comment vous vous y êtes pris et je ne saurais pas le faire moi-même !

Layton avait hésité, mais Art avait vraiment eu l’air sincère, et avait semblé tellement gêné, que le Professeur n’avait pas eu le courage de refuser.

« -Merci beaucoup, vous me rendez un sacré service ! », lui avait dit Art dont l’expression avait changé du tout au tout.
Il avait disparu un instant dans une cabane de chantier, et en était ressorti avec une dizaine de planches identiques à la première. Layton était resté un instant perplexe, puis avait pris son courage à deux mains, ainsi qu’une scie, et s’était mis au travail.

Un quart d’heure après, il avait complètement terminé. Quelques gouttes de sueur perlaient sur son front. Il les avait essuyées d’un revers de manche, et avait réajusté son haut-de-forme sur sa tête. Luke et lui étaient repartis après avoir salué Art, heureux de pouvoir enfin commencer leurs investigations.

Après un duel d’énigmes, une bataille dans un casino et des allers-retours dans la ville à la recherche du grand Luke, Layton et Luke avaient fini par revenir à leur point de départ. L’ouvrier attendait, les yeux rivés au ciel. En les entendant arriver, il les avait rejoints en trottinant.

« - Re-bonjour, messieurs. Auriez-vous quelques minutes supplémentaires à m’accorder ? J’ai de nouveau un petit problème et j’ai pensé que … Enfin, venez plutôt voir par vous-même.»

Layton avait hésité un moment, puis l’avait suivi, un peu à contrecœur. Il avait découvert avec un soupir de nouvelles planches, cette fois d’une forme différente. Il avait sérieusement pensé à rebrousser chemin, mais devant la mine triste de son « ami », il s’était penché sur l’énigme qui se présentait à lui.

« -Regardez bien, je vais vous montrer comment faire, puis vous pourrez faire le reste. »
Il avait découpé la planche sous le regard attentif d’Art, puis lui avait tendu la scie.
« - A vous maintenant !
- C’est-à-dire que …. Est-ce que vous pourriez me remontrer comment faire, je n’ai pas encore très bien compris !
- Bon, regardez bien cette fois ! », lui avait dit Layton, tout en découpant une nouvelle planche.
« - Non, vraiment, je ne vois pas comment vous faites … »

Le Professeur lui avait jeté un regard appuyé, se retenant de lancer une petite pique à l’adresse de l’ouvrier. Il avait pourtant tenté de lui expliquer plusieurs fois de suite, sans succès. Il s’était résigné et avait fini le travail commencé. C’est ainsi que le Professeur Layton s’était retrouvé à scier pour la deuxième fois de la journée.

Luke avait attendu, assis sur une caisse, les pieds ballants, quand il avait enfin vu le Professeur refaire son apparition, sa veste sur le bras, le visage rouge. Il s’était assis quelques instants aux côtés de son apprenti, prenant ainsi le temps de souffler un peu.

Après avoir récupéré, Layton et Luke avaient commencé à prendre la direction de Chinatown. A peine avaient-ils fait quelques pas que le Professeur avait senti une force l’entraîner en arrière en le tirant par le col. Il avait légèrement tourné la tête et avait reconnu avec effroi un visage malheureusement familier.

« Venez voir, j’ai besoin de vous. »

Layton avait sérieusement commencé à se poser des questions sur les compétences de ce curieux personnage, mais n’avait pas eu le temps de poursuivre sa réflexion quand il avait aperçu ce qui l’attendait. Encore des planches ! Et toujours de forme différente !

« -Monsieur, je crois qu’il y a un petit malentendu entre nous. J’aurais beaucoup aimé vous aider, mais le temps presse et je vais devoir vous laisser vous débrouiller seul. Je ne doute pas un instant que vous vous en sortirez très bien ! »
Tout en parlant, Layton s’était éloigné lentement et avait commencé à partir. Luke était apparu à l’autre bout de la rue, derrière Art.
« - Tiens, voilà votre apprenti … Ce serait dommage qu’il se coupe avec cette scie, n’est-ce-pas … Si vous vous en serviez, il n’y aurait pas de risque, bien sûr !

Diverses pensées avaient alors traversées l’esprit du Professeur, « psychopathe » et « fou dangereux » entre autres.

« - Donnez-moi cette scie, c’est vrai que ce n’est pas prudent de laisser ça ici.
- Pendant que vous y êtes, vous pourriez peut-être me donner un coup de main non ?
- Mais bien sûr, avec grand plaisir !
- Vous voyez, vous avez fini par trouver le temps ! »

Après avoir terminé, Art n’avait même pas pris la peine de remercier Layton, il avait semblé avoir tout bonnement disparu. Ce n’est pas ce qui avait empêché Layton de s’éloigner le plus possible de ce chantier.

Mais il était venu un moment où lui et Luke avaient dû retourner à l’horlogerie. Devant la porte, un homme les attendait. Il avait fait un petit signe de la main droite, sa main gauche étant occupée à tenir une scie.

« - Professeur, je crois que c’est ….
- Je sais exactement qui est cette personne … malheureusement … », marmonna Layton dans sa barbe (expression plus appropriée à un certain autre personnage).
Le Professeur avait tiré Luke par la manche, et l’avait entraîné dans une ruelle transversale.
« -Professeur, qu’est-ce que vous faîtes ? Le chemin aurait été plus court en passant par là !
-Ne te laissa pas déconcentrer, Luke, nous avons encore de nombreux mystères à résoudre. »
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Re: Défi : Layton Tab 100

Message  Sakon le Mer 17 Nov - 7:09

Haha, c'est pas mal ! C'est sympa d'imaginer Art sous cette forme d'opportuniste, il prend tout de suite un relief intéressant, et puis, c'est assez original.
Bon par contre, il y a quelque chose qui coince dans le texte, je ne sais pas vraiment où, mais le rythme me semble chargé au bout d'un certain passage; mais rien de bien méchant.

Le truc marrant, c'est qu'aujourd'hui justement, j'ai coupé des planches en art plastique, et ça m'a rappelé cette fameuse série d'énigmes :'D

Edit: Ah, c'est vrai que j'ai oublié de commenter un peu le texte de Mamane. Bon, comme ça a déjà été dit, c'est super fluide et précis, c'est vrai qu'on s'y croit vraiment ! Immersif comme dirait certains.
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Re: Défi : Layton Tab 100

Message  laytonmobile le Mer 17 Nov - 9:16

Mouahaha! je ne verrais plus Art de la même façon Laughing Laughing Laughing
Donc très bonne idée, et j'ai trouvé cela simple à lire et joyeux Very Happy
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Re: Défi : Layton Tab 100

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